Sénégal FM dans votre langue

103,9 milliards FCFA de DTS du FMI au Sénégal

Le Fonds monétaire international (FMI) va accorder un financement de 180 millions de dollars, soit 103,9 milliards FCFA au Sénégal. Cette décision est prise à la suite des consultations de 2021 au titre IV [4] achevée avec le Sénégal.

Satisfait des résultats du pays, le FMI estime qu’une reprise vigoureuse est en cours depuis mi-2020, tirée par la production industrielle et le secteur tertiaire, si bien que la croissance de 2021 a été révisée à la hausse, de 3 ½ % à environ 5 %. 

A l’en croire, la reprise devrait se poursuivre en 2022 et au-delà, et la production de pétrole et de gaz lui donnera un coup de fouet temporaire au cours de la période 2023-24.

Cette institution de Bretton Woods confie que la deuxième loi de finances rectificative pour l’année 2021 intègre de nouvelles dépenses exceptionnelles liées à l’utilisation d’environ deux tiers de l’allocation de DTS du Sénégal (0,9% du PIB) pour soutenir la reprise ainsi que renforcer la protection sociale et le secteur de la santé, notamment la production de vaccins dans le pays. 

Conjugué à des dépenses supplémentaires consacrées aux subventions à l’énergie, poursuit la même source, cela portera le déficit 2021 à 6,3 % du PIB. 

A son avis, la dette du secteur public du Sénégal devrait atteindre 73 % du PIB en 2021 avant de diminuer progressivement pour passer au-dessous de 60 % du PIB. Dans cette dynamique, le FMI confie que le déficit du compte des transactions courantes en 2021 devrait se creuser à 10,6 % du PIB puis diminuer à environ 5 % du PIB à moyen terme. 

Avant de faire remarquer que le système financier a bien résisté à la pandémie, grâce en partie à la politique accommodante de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui a notamment fourni des liquidités supplémentaires aux banques.

D’après le FMI, les perspectives laissent entrevoir le maintien d’une activité plus vigoureuse, parallèlement à l’atténuation des répercussions de la pandémie, mais elles sont entourées de fortes incertitudes et risquent d’être révisées à la baisse. 

Et d’ajouter que les risques concernent des flambées successives de COVID-19, une détérioration de la situation sécuritaire dans la région, des retards dans le démarrage de la production de pétrole et de gaz, et une hausse rapide des taux d’intérêt au niveau mondial.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

*

code

Publications liées

Actualités

L'info en continu sur SENEGAL FM 103.1
Ecouter en direct