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Filière lait – La CEDEAO en conclave à Dakar pour booster la transformation locale

La CEDEAO fait face aux défis cruciaux de la transformation locale du lait. Pour en finir avec les importations massives du produit, plusieurs hauts représentants des 15 pays membres de l’espace sous régionale sont en conclave de trois jours à Dakar, depuis mardi 18 janvier.

Organisée par l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane, du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest et du Réseau Bilital Maroobé, la rencontre doit déboucher sur le lancement d’une plateforme d’appui à la promotion du lait local en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

D’après l’assistant technique en élevage et pastoralisme de la Cedeao, Soulé Bio Goura, les pays de la CEDEAO collectent seulement 2 à 3 % des 6 milliards de litres de lait qu’ils produisent chaque année pour les transformer, pourtant, les besoins sont estimés à 7, voire 8 milliards de litres sur le marché local.

“Près de 2 milliards de litres de lait sont importés chaque année, pour un coût de 1,5 milliard de dollars, soit environ 858 milliards de FCFA. Une situation qui grève les budgets étatiques”, a ainsi déploré l’expert, qui souligne que le Nigeria, le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont les plus grands importateurs de lait de la région.

Le lancement de cette plateforme entend à cet effet promouvoir le lait made in afrique de l’ouest, ainsi que sa transformation accrue au sein de l’espace sous régionale la CEDEAO, encore fortement dépendante des importations. 

Au Sénégal, des efforts ont été initié pour accélérer la production et la transformation du lait selon les autorités. Des chiffres indiquent que le pays a importé récemment 1.250 vaches laitières, dans le cadre d’un partenariat public-privé, entre l’Etat et l’Association nationale pour l’intensification de la production laitière.

Afin de décourager les importations de lait, le président de la République a en outre décidé d’augmenter la subvention sur les vaches laitières importées, de 30 à 50 %, en plus d’une mesure d’incitation fiscale, renseigne Khalilou Sow, le directeur de cabinet du ministre sénégalais de l’Elevage et des Productions animales.

Pour de nombreux experts, l’inexistence d’un tissu industriel adapté est l’une des causes de la faible exploitation du lait local. Ainsi la future plateforme va tenter de persuader les Etats, les organisations professionnelles et le secteur privé de financer le développement de la transformation dans la filière. 

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