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Le ministre Moussa Baldé pour une politique de genre efficiente dans l’agriculture

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé appelle à la mise en place d’une politique de genre efficiente dans le secteur agricole, car celle-ci pourrait, estime-t-il, engendrer un « effet catalyseur” sur le développement socio-économique.

Présidant à Saly-Portudal, sur la petite côte, un atelier de restitution et de validation de la stratégie genre du Projet de développement de la chaîne de valeur riz (PDCVR), financé par la Banque islamique de développement (BID), à hauteur de 28 millions 198 mille 916 euros (18 milliards FCFA), le ministre Moussa Baldé a défendu la fin des discriminations dans le secteur.

’’Tout semble indiquer qu’une bonne politique de genre dans le secteur agricole, constituera un effet catalyseur vers le développement tout court’’, a-t-il insisté

Pour Moussa Baldé, il est évident que le recul des discriminations à l’égard des femmes et des jeunes améliorera ’’systématiquement’’ les résultats des projets et fera avancer significativement les programmes de développement, avec un effet multiplicateur sur la réduction des autres formes d’inégalité.

Le Sénégal, a-t-il rappelé, est dans une dynamique de renforcement de la sécurité alimentaire. Le pays qui travaille à réduire l’importation élevée de riz et à stimuler la croissance économique ne saurait laisser dans une situation des plus précaire l’une de sa cheville ouvrière: les femmes. Car celles-ci, peuvent renchérir les experts, “font progresser la chaîne de transformation et la commercialisation, à travers le renforcement de la participation du secteur privé au développement de la filière.”

Moussa Baldé de rappeler que la Constitution du Sénégal s’est conformée aux instruments juridiques internationaux, et que le pays s’est doté d’une Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (SNEEG 2016-2026).

A l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale célébrée le 15 octobre dernier, l’Alliance nationale pour la promotion des droits fonciers des femmes appellait pour sa à la fin du “droit foncier inégalitaire”.

“Seulement 11% des femmes au Sénégal possèdent les terres agricoles qu’elles exploitent, alors qu’elles représentent plus de la moitié de la population nationale”, avait-elle déploré.

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